Moutons et bergers
 

Dans notre pays, nous avons la chance d'avoir encore du pastoralisme transhumant, dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central.
Il est encore possible d'apprendre le métier de berger. A l'inverse de la plus part de nos voisins européens, le métier de berger est un métier jeune, de jeunes.
Paradoxalement, si l'apprentissage comporte essentiellement un savoir faire plusieurs fois millénaire, il est aussi de plus en plus technique, moderne, fasse aux enjeux environnement du 21ème siècle.

Vous savez quoi? C'est le plus beau métier du monde!


      

                      Barthélemy, berger dans le Queyras, cabane pastotale


Les brebis de montagne, sont issues de vieilles souches de bétail.
Ce bétail sait se nourrir des ressources naturelles qu'il trouve sur son chemin.
Ca vous parait évident? Et bien, ça ne l'est plus tant que ça.
En effet, en plaine, les élevages se sont dirigés vers des modes de production plus intensif, avec une alimentation apportée aux animaux, généralement très riche, comme l'ensilage, le maïs, les tourteaux.
Le bétail issu de ce mode d'élevage serait incapable de choisir sa nourriture s'il était soudainement "lâché" dans un espace naturel.
Nos brebis de montagne sont à ce titre extrêmement précieuses. Elles appartiennent à ce que l'on appelle des races rustiques.

      

Les Brebis "Blanches du Queyras", appelées "Communes". Malheureusement, de commun elles n'ont que le nom, car elles sont devenues assez rares...
Ces brebis là, la montagne leur appartient tant elles sont agiles et robustes. Mais elles sont un peu "chèvres" et difficiles à garder, tout comme leur cousines les "Morerous", originaires des Alpes Maritimes.


      

A 3000 mètres, la ressource en herbe se fait rare et certain passages difficiles. Des brebis plus fragiles ne tiendraient pas le coup! Mais celles-là, elles passent sans problème et tirent le meilleur profit de cette toute petite herbe bien cachée entre les cailloux...

Les grands troupeaux transhumants de Provence sont constitués de brebis de race Mérinos d'Arles, la "Métisse". Plus facile à garder, plus docile et plus grégaire, moins difficile dans le choix des ressources pastorale, mais moins rustique, pas aussi à l'aise que les races locales.
Généralement, dans ces troupeaux, on trouve aussi des chèvres et des boucs "Rove", absolument superbes, avec leurs "bannes" (cornes) immenses.

    



En France, nous avons 55 races de moutons





Retour portail